*** Le contrôleur du Bonheur***

01 juin 2013

EN CAS DE BONHEUR...

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 Notre "Sourire entre Kurt Cobein & Jésus Christ"(mais à qui je prédis une meilleure fin que les deux précédents), accessoirement élève comédien du Conservatoire de Paris , semble nous dire "Toujours prêt pour le Bonheur !"

 

Narjiss

Pendant ce temps... Narjiss surgit du fin fond de l'underground, en nous offrant son plus beau sourire lumineux, de quoi mettre l'EDF sur la paille !

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Est-ce un "gang", genre "Robin Hood 's Band"? de joyeux lurons, très souriants en goguette ? Le commando du sourire ?      La réponse est un peu de tout ça, puisqu'il s'agit d'une des équipes de GreenPeace

Aminata & Pierre = Beau Sourire d'Amour Chaud Ensoleillé

Aminata & Pierre, une belle équation amoureuse = 1 Beau Sourire d'AmOur Tout Chaud ...

Vous en découvrirez encore bien d'autres dans une prochaine édition... Mais en attendant j'aimerai vous voir m'envoyer des noms de sourires, de nouveaux adjectifs synonymes de Bonheur en majuscule.

Sourirement vôtre

 

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13 janvier 2013

RÉTROSPECTIVE ANNÉE 2012...

 

 

2307201210092012, un grand cru ... Que de rencontres, de sourires, et d'aventures underground...ou pas !

Voilà une bonne raison pour remettre à jour toutes ces aventures dans ma quête du "sourire": une rétrospective de l'année ! D'autant plus que je viens de dépasser la barre des 4 ans d'activitées.

Anecdotes en vrac, dans le désordre, je vous les raconterai telles qu'elles me viennent à l'esprit. Une ou plusieurs, aujourd'hui, hier, demain, après-demain, elles débarquent à la frontière de ma mémoire pour vous les faire partager.

Tout de suite, je commencerai bien par ce "Sourire Bon Vivant": Nous sommes dans le RER B, direction Massy Palaiseau.

Heure de pointe oblige, dans la rame la foule est dense. A vue de nez, j'dirais bien 100 personnes, mais ma "Belle Assistante Joviale" va encore me traiter de marseillais... alors je préfère m'en tenir à 80 personnes !

Après avoir invité les messieurs à faire preuve de galanterie et de courtoisie...en laissant leur place assise aux dames, une bonne ambiance s'instaure. On applaudit ceux qui se montrent sous leur meilleur jour, galanterie et courtoisie à l'appui. On rie et hue ceux qui n'en ont cure. Tout le monde, ou presque, se regarde, se parle, allant jusqu'à rire ensemble. Ce qui pour moi, est grand message d'espoir concernant le genre humain. Enfin, surtout le citadin, voire plus particulièrement le parisien avec sa réputation de "râleur patenté"!

Arrivant à Bourg la Reine, un bon tiers de la rame descend, hilare. Beaucoup viennent me saluer, me serrer la "paluche", me mettre une pièce, un billet, un ticket resto, ou un bonbon, dans ma casquette prévue à cette effet. (Oui, je l'ai dis maintes fois," tel les gens du gouvernements, j'ai plusieurs casquettes...Mais pas le même salaire à la fin du mois !)

Parmi mes "voyageurs/spectateurs-acteurs", une personne me marque un plus que les autres : C'est un grand gaillard, quoique assez filiforme , et borgne. Depuis sa place, Il se marre comme une baleine (si tenté que les baleines se marrent...surtout lorsqu'elles ont un baleinier aux culs!)

Aucun souci pour s'assumer avec son "sourire n'a qu'un oeil" ! c'est bien connu "aux royaumes des aveugles, les borgnes sont rois"...
Descendant lui aussi, il vient vers moi en s'esclaffant, et me lance un joyeux "attention vous, j'vous ai à l'oeil !"

Bien moi aussi, je vous ai à l'oeil, vous tous ! Alors gare aux cas de "bougonneries".

 

Sourirement vôtre    

 

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30 juillet 2012

DE PARIS AU QUEBEC...T'AS VU LES SOURIRES !

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11 juillet 2012

RENCONTRE AVEC DEUX FÉES ET LEUR MAMAN...

Famille PascalAu bistrot du coin, il y a du sport ... Je ne parle pas des heures "coup'feu" où l'on court dans tous les sens pour servir le client, ou du fidèle lecteur de "l'Equipe", voire des compétitions du "lever d'coudes" à l'apéro. Mais j'dis bien du sport car gagner la confiance de Lorette c'était pas gagné d'avance !

Elle était là, attablée et dessinant tranquillement sous le regard plein d'amour et d'affection de son Papa au "sourire gentil ours" alias le "sourire d'bon vivant". J'lui demande de me montrer son oeuvre, voyant que la petiote avait un solide coup d'crayon. Elle sent que je ne lui sert pas du pipeau en parlant de son dessin, et me demande par la même occasion si l'on peut aller pousser un appel, genre un s.o.s (qui n'en est pas un, en réalité!) sur le bout de trottoir devant le troquet. Cela dans le but de ramener sa Maman partie à l'aventure des soldes, ou plutôt à l'assaut des boutiques (ça aussi c'est du sport!) Nous voilà, elle et moi sur le bout d'bitume abritant la terrasse: -"On demande après Elodie. La Maman de la P'tite Laurette est demandée!"

Quelques minutes plus tard, après avoir alerté la rue commerçante à coup de 25 watts, sacs de shopping dans une main, sa maman, la petite Louise dans les bras, apparaît à la porte du café. Les trois Amours de Papa au "sourire gentil ours" sont réunis, sous son regard attendri ! Ah, n'est-ce pas là un beau sourire d'harmonie ? 

 

                                                                                       Sourirement vôtre

 

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11 juin 2012

LE SOURIRE MYSTÈRE...

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Un sourire m'a fait chavirer un jour : Le sien, plus qu'un autre. Je savais que c'était elle, point!

Alors, vous qui me lisez, et suivez peut-être les aventures du CdB depuis longtemps, vous avez sûrement déjà compris de qui il s'agit?

Qui est cette "Gitane Cosmik", cette "Shéhérazade" dans l'âme? Cette "Femme Amour", cette "Maîtresse" de "Femme Plurielle" interprétant tour à tour tous les rôles?

L'Amour en majuscule est ce qu'il y a de plus grand, de plus précieux... Mais c'est aussi un animal sauvage avec un appétit féroce, jamais rassasié. C'est sans doute pour cela qu'il faut le remettre en question chaque jour. La séduction se doit d'être quotidienne, même l'air de rien, dans l'art de la discrétion.

Moi, j'ai cette chance...celle d'avoir ma "Belle Ritalienne", devenant au besoin mon "assistante joviale", mais surtout ma "Muse à tout prix". C'est "Elle", ce beau "Sourire Mystère" qui me donne la pêche, la patate, même s'il y a des journées plus difficiles que d'autres pour contrôler l'humeur de chacun, dans notre underground Parisien.

C'est Amour-là, beau, grand et fort, au summum du romantisme, je vous le souhaite à tous. C'est un trésor parfois frileux... prenez en grand soin! L'Amour est une denrée trop rare pour que l'on se permette de la gaspiller bêtement. Je ne prétends détenir la science infuse, mais je vois, je regarde, comme chacun de nous; du moins, ceux qui s'intéressent à autre chose que leur p'tite carcasse...et je constate !

Mon constat : Hummm, c'est vaste ! Il vaut mieux vous le raconter sous forme d'anecdotes. Des anecdotes tirées de mes "contrôles de l'humeur"...

On a beau parfois être entouré, avoir construit une famille, compter des amis, des potes et autres connaissances en pagaille...il arrive que l'on se sente ô combien seul! Seul, sans même plus l'ombre de cette histoire d'A qui vous mettait la tête à l'envers...avec la fièvre du tout premier degré jusqu'au dernier .

J'vous rassure, de mon coté j'ai la chance, il y a toujours "Elle", alias la "Femme Plurielle"! Mais je vois ceux qui sont en manque, ou devrais-je dire "en mal d'amour". D'une personne à l'autre, au sein de la rame j'adresse à tout le monde un nom de sourire sympa, et sincère...

Si cela fait déjà trois ans que j'opère officieusement dans ce microcosme qu'est le métro, ça reste un challenge à chaque fois, de décrire le sourire en une fraction de seconde! Le tout en relation avec la personnalité de chacun. D'autant plus avec des gueules cassés d'la vie! Brulés, cicatrisés de partout, la tronche de travers...mais souriants avant tout! Comme ce mec, un jour, assis sur un strapontin avec son oeil gauche à mi ch'min entre son oreille et sa bouche. Son oeil était pour ainsi dire vingt centimètres plus bas que l'autre! Cependant, il avait le sourire qui mord la vie à pleines dents. C'est d'ailleurs ainsi que je l'ai surnommé, puisqu'il était l'un des plus souriants ce jour-là.

Je pourrais vous en raconter d'autres...Mais celle que j'ai choisi aujourd'hui me semble plus apropriée. C'est celle d'un homme cherchant "sa moitié". Encore une de ces âmes solitaires souffrant du manque de communication, d'affection. Et pourquoi pas le dire : en manque d'Amour.

Voltigeant tel un acrobate, au sein d'une rame, d'un sourire à un autre, ou des gueules trainant à même le sol pour cause de bougonnerie, j'arrive aux toutes dernières banquettes du fond pour tomber sur mon bonhomme. Un sourire franc, sympa, direct , le tutoiement convivial, il m'annonce  -"désolé, mon pote, mais j'ai pas un rond !", je lui rétorque que ce n'est pas grave, tant qu'il a le sourire. En retour, il lache -"Par contre, je rentre juste du taf, et comme je suis boulanger/pâtissier, j'ai cette brioche que j'aimerais t'offrir. Si ça tente?" La brioche en question est énorme et encore toute chaude. Elle sent bon le four à pain. Sans s'éterniser en palabres inutiles, il ajoute -"Mais, dis-moi, toi qui a l'bagout, et la tchatche, tu pourrais pas me trouver une p'tite copine ?".

Me voilà reparti en "mission coté coeur", en quête d'une femme pour mon boulanger/pâtissier -"Mesdames,  c'est à vous toutes que s'adresse tout particulièrement ce message: Nous avons la chance d'avoir parmi nous, un "sourire bon à marier"! Je passe de femme en femme, en leur proposant un bout d'ma fameuse brioche, sans ommettre que notre "sourire bon à marier" est un excellent boulanger/patissier. Cela à contribué à détendre l'atmosphère, mais point d'heureuse élue sur le moment en tout cas, pour notre âme en quête d'Amour ! Au moins presque tout le monde, mais surtout ces dames, se mirent à l'applaudir, dès que j'en fis la demande...


Sourirement vôtre

 

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18 mai 2012

Contrôleur du Bonheur : mission ? sacerdoce, ou juste du plaisir ?

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Alors, d’après vous ? Pour ma part, maintes fois je me suis posé la question.

Finalement je trouve que c’est un mélange des trois !

Des sourires se croisent et les esprits se décoincent.

Profession de foi  depuis ces trois années, le Contrôleur du Bonheur  a pléthore d’histoires, toutes plus extraordinaires les unes que les autres. (V’là que j’me mets à faire du Delon…en parlant de moi à la 3e personne du singulier !)

En voici encore une me tenant à cœur plus particulièrement. Je suis convaincu que vous comprendrez pourquoi !

La veille de « La  Journée de la Femme »: Je me suis débrouillé, durant une partie de la matinée, pour travailler quelques heures avec un ami fleuriste, dans sa boutique.

En contre partie, je lui ai demandé de me payer…en fleurs !

Vous connaissiez Robin des bois, et bien maintenant faites connaissance avec Robin des fleurs !

Comme convenu, il me donne une énorme brassée de roses.

Des roses, des rouges, des jaunes, des blanches, des oranges, des multicolores. Il y en avait pour tous les goûts.

Armé de mes belles épineuses, je me suis mis en route en quête de sourires. Bien entendu les sourires se succédaient. Tant de la part de la gent féminine, que des hommes… normal lorsqu’on offre une fleur à chaque inconnue, pourvu qu’elles soient souriantes.

Les hommes n’étaient pas en reste, puisque jouant au Cupidon de service, je leur demandais au passage, s’ils allaient rejoindre leur compagne, leur « moitié », autrement dit : « la Femme Amour » de leur vie. Du moins à ceux qui arboraient un sourire vrai, un sourire sympathique, romantique, avec ce « je ne sais quoi » d’ivresse de vie. N’est ce pas là une bonne occasion ?

Une manière de marquer le coup, de faire un effet surprise  ?

–« Allez Messieurs, que diable, un peu de romantisme dans ce monde de brutes matérialistes ! ».

J’imagine la tête de leurs compagnes ravies…pour celles qui n’ont pas l’habitude de ce geste de tendresse !

Je poursuis donc mon infiltration « mission Bonheur, code Sourire ». Passant d’une ligne à l’autre, « Main d’œuvre du bien-être », c’est ce que je me plais à croire. Don de fleurs avec en prime une bonne récolte de sourires au passage. La bonne humeur est de mise partout où je distille mes propos, mes rimes et mes mots gentils.

Une bien belle journée nous tend la main sur cette ligne 6. Continuant de semer des pétales… je vois les sourires naître sur la plupart des visages. Nous sortons du souterrain, l’espace de quelques instants.  Des rayons de soleil et une superbe lumière achève de peindre ce ciel alors que nous franchissons la Seine. Nous vivons là un moment grandiose, intense, chargé de simplicité, d’émotions…un de ces moments suspendus dans le temps.

Station suivante, Chevaleret ! profitant de l’osmose au sein de la rame, j’annonce l’arrivée d’un nouveau sourire parmi nous : celui d’une petite fille, accompagnée de sa maman. Regard complice vers mes passagers, je lance –« Oh ! Mais voilà le sourire d’une petite fée qui nous a rejoint ! Mais d’ailleurs, savez-vous comment on reconnaît le sourire d’une P’tite Fée ? Non ? Hé bien au départ c’est comme les P’tites Princesses, beaucoup d’Amour et de gentillesse.

À l’arrivée aussi, j’ vous rassure ! Mais chez les Fées, il y a de la malice dans le regard… de la gentille malice, bien sûr…qui fait de cette p’tite fille une gentille p’tite fée », puis je surenchéris -« Nous allons lui demander comment elle s’appelle cette p’tite fée. »

Après l’avoir les avoir saluées d’une révérence avec ma casquette, je la relance  –« Bonjour p’tite fée, dis-moi comment tu t’appelles ». Pas timide pour un sou, elle me répond –« Je m’appelle Manon ! »

Evidemment, j’me présente à mon tour  -« Moi, c’est Emmanuel. Et je suis Contrôleur du Bonheur »…

 Sur ma lancée, je m’empresse de lui demander  –«  Mais dis-moi, quel âge as-tu, P’tite Fée ? ». D’un sourire désarmant, elle assure fièrement  –« Six ans ! ».

Sa maman ajoute –«  En plus, c’est son anniversaire aujourd’hui ! » J’me retourne  vers mes spectateurs/acteurs en interpellant d’abord la gent féminine – « Mesdames, ne soyez pas jalouses ! Notre P’tite Fée, Manon, mérite au moins un beau bouquet d’ roses, vous en conviendrez »…

Et de continuer -« Etant donné que j’ai horreur d’être le seul à mouiller la chemise…aussi j’aimerais que vous l’applaudissiez avec moi  le beau sourire de notre p’tite fée Manon, dont j’vous rappelle son anniversaire aujourd’hui… Sachez que dans ma classe, je ne veux pas de mollassons, ni de tire au flancs . Ne vous inquiétiez pas, applaudir ne tue pas ! J’en ai moult fois fait l’expérience, notamment sur cette ligne, on a jamais déploré un mort…Au contraire, on ne se sent que plus en vie ! 

Alors pour la p’tite fée Manon, et au nom de la magie des enfants, vous êtes tous avec moi ?» du regard j’interpelle plusieurs sourires de « boute-en-train », pour qu’ils m’aident à lancer la machine. -« Attention, vous êtes prêts ? faites pas les timides, j’ ne veux pas faire un bide ! Je compte jusqu’à trois »…

C’est un tonnerre d’applaudissements qui secoue la rame entière. Tous étaient de la partie, à l’exception de deux, ou trois personnes. Mais de toute façon, face à la bonne quarantaine « d’adeptes de la bonne humeur », ils sont passés inaperçus. Le résultat escompté ne se fait pas attendre : la p’tite Manon a le sourire encore un peu plus pétillant, sa maman, elle, a le sourire ému et brillant…en nous quittant. Non sans avoir lancée un « MERCI » à l’attention de tous. Les portes déjà se referment, les laissant sur le quai. J’aperçois deux mains, une grande et une petite me saluant.  Ou était-ce un au revoir ?

Nous redémarrons vers une prochaine station, vers de nouvelles aventures urbaines, souterraines, mais en tout cas « humaines » !

La Magie du moment présent, on y croit…ou pas.  Et moi, j’y crois !

La langue Arabe possède un mot, un seul, englobant, ou exprimant bien tout ça : MEKHTOUB…qui veut dire : c’est le destin ou : c’est écrit !

Deux jours plus tard, et bien avant l’édition de cette histoire, voici le commentaire reçu de Katia, la Maman de Manon. Je ne vous cache pas que je suis un gros sensible, un peu fleur bleue. Mais aussi particulièrement « très romantik » (j’aime l’écrire comme ça) ! Loin de moi l’idée de faire dans le pathos, à sa lecture, j’avoue avoir la gorge nouée, avec une grosse boule coincée… jusqu’à ce que les larmes apparaissent ! Comme je l’ai mentionné à plusieurs reprises, c’est vous tous qui écrivez ces histoires…moi, je ne fais que les transcrire.

Puis avant tout c’est une question de sincérité, d’authenticité, n’est pas ?

 

Merci !

Je viens ici vous dire un grand MERCI pour le magnifique bouquet de roses que vous avez offert à ma fille, Manon, hier, à l'occasion de son anniversaire. Nous revenions d'un RDV pour elle à la Pitié Salpetrière. Vous avez su lui redonner le sourire, à moi aussi d'ailleurs ... Je vous ai dit que je vous trouvais talentueux, c'est la vérité, bien que je ne vous ai pas bien entendu vous exprimer malgré le mégaphone, je rajouterai que vous avez un cœur gros comme ça, énorme donc (et je crois que ces adjectifs ne suffisent pas). Vous savez ouvrir votre cœur aux autres, j'espère qu'ils savent vous le rendre. De plus, vous apportez de la joie, du sourire, de la bonne humeur et plein de belles images qui font du bien aux petits, comme au plus grand, et tout ça sans rien attendre en retour. Acceptez, de ma part, cet humble message. Ce que vous faites est remarquable, et très courageux car le métro n'est pas chose facile. Encore 1000 mercis. Que Dieu veille sur vous et sur ceux que vous aimez. Bien sincèrement. Katia.

 

                                                         Sourirement vôtre


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09 avril 2012

ET VOUS DANS VOTRE QUARTIER ?

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Des gens biens, ou tout simplement de l'humain avec ses bons cotés. Place aux jeunes ! Jessica & Thibault, notre couple de la boucherie du quartier. Déjà que les anciens bouchers, Muriel sourire de "Charme" et son Normand de mari au sourire "les Pieds sur terre" étaient sympas et conviviaux à souhait, on continue sur la même lancée. Artisan dans l'âme, Thibault met la main à la pâte plus qu'il n'en faut... C'est même lui qui cuisine certains plats ! Que du bon sens et de l'humanité à travers son sourire. Un coeur à gauche...politiquement. Et une osmose totale avec sa moitiée, Jessica au "Sourire de Fraîcheur Printanière". Un couple au moral d'acier, cimenté, en béton, avec déjà deux bouts d'choux qui ne demandent qu'à grandir. En tout cas ce n'est pas eux que je prendrai en flagrant délit de bougonnerie ! Rien que pour croiser un pareil couple, au sourire vrai, et non-pas le "sourire commerçant" appelé plus communément le "sourire faux-cul", cela me fait plaisir de descendre ma rue, avant de rejoindre mon arrêt de bus. Un regard, un sourire, quelques mots échangés,une bribe de conversation, un -"Salut !" en passant, lorsque je suis trop à la bourre.

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Un peu plus loin, il y a les autres : Pascal, le sourire "Maître des Fleurs", mon pote artisan fleuriste. Ou Omar et les deux soeurs de la boulangerie. Bref, en y regardant bien, avec un peu d'attention, le contact n'est pas plus difficile que cela, à établir...et une relation à naître.

 

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28 décembre 2011

"DUPOND & DUPONT "OU DU RIFIFI SUR LA LIGNE...

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Sur le coup des 13h, on peut s’attendre à ce que la rame soit archi bondée sur cette fameuse ligne 2.

Nous étions donc partis pour un voyage genre « transport de sardines ».

Dans ces cas-là, au lieu de commencer par le rituel –« Mesdames, Messieurs, bonjour, Contrôleur du Bonheur » etc., j’opte pour ma nouvelle tactique: miser sur la courtoisie, en lançant d’une voix distincte -« Petit message de votre Contrôleur du Bonheur, à l’attention des Messieurs: -« Messieurs, histoire de prouver qu’à Sarkoland la courtoisie et la galanterie ne sont pas tout à faits mortes, je vous invite à vous lever, afin de laisser les places assises aux dames. Messieurs, à vous d’jouer ! ».Émanant de la gent féminine des rires fusent…Normalement, si un premier candidat à la galanterie, se leve aussi sec et propose sa place assise, on l’applaudit chaleureusement. Et ainsi de suite pour le deuxième, troisième, voire le quatrième…mais s’il s’agit d’un bonhomme libérant une place parce qu’il descend à la prochaine station, là, je signale –« Non, lui, ce n’est pas la peine, il aurait pu se lever avant ! ». Généralement ça continue de rigoler, et une complicité naît entre les passagers, exception faite aux cas de bougonnerie.

Si aucun homme ne fait preuve de courtoisie je lance au appel aux femmes de la manière suivante –« Mesdames, puisque ces Messieurs ne semble pas obtempérer, je vous propose de manifester votre mécontentement en poussant un gros « Ouh! ». Les dames assises, vous pouvez participer par solidarité pour vos consœurs debout ! Les Messieurs debout également, parité oblige. Ne faites pas les timides, je ne veux pas faire un bide ! Je vous rappelle que je me bats pour votre cause»  Dans le même mouvement, je commence le compte à rebours –« Un, deux, trois ! »

Mélangé aux éclats de rires, un gros « Ouh !» fuse. Propagation de bonne humeur, début de mission réussie. On s’détend malgré le stress lié aux transports en commun.

Pas loin d’une certaine forme d’extase, peu commune vu le lieu, nous étions presque tous transportés par une allégresse commune. Je dis « presque », puisque deux bonshommes se pointent  avec une mine qui ne me dit rien qui vaille.

L’un d’eux se place derrière moi, l’autre devant. Celui de devant, a un regard particulièrement sournois, bête et méchant.

Il m’exhibe son larfeuille et me colle sous le nez apparaître une sorte de carte officielle, comprenant un médaillon métallique. Cette dernière n’est même pas barrée du tricolore habituel. Ce qui ne l’empêche pas de sortir tout de go –« Police, gnagnagna, etc. ». En fait, hormis le « police », je ne comprends pas un traître mot puisqu’il marmonne entre ses dents !

Semblant content de son effet…il continue sur un -« Vous arrêtez ça tout de suite », en désignant d’un doigt vindicatif mon gueulophone.  Murmures, grondements des passagers…à ma grande surprise et satisfaction. 

Le gueulophone posé à mes pieds, j’enchaîne de plus belle sur un ton théâtral -« malheureusement ces Messieurs souhaitent me voir arrêter mon contrôle de l’humeur. Mais qu’à cela ne tienne, je peux néanmoins continuer à capela, et prouver ainsi que j’ai d’la voix sans avoir recours à mon fidèle gueulophone.

Avant de continuer plus loin ma tirade, l’un des gnomes «Dupond & Dupont RATP» m’interrompt et surenchérit –«Vous vous taisez !».

Je m’apprête à répliquer, mais mes passagers/spectateurs s’en chargent à ma place –« Mais laissez-le parler ! On a encore le droit de s’exprimer, voyons ! ».

L’ambiance est à son comble dès que je les tance –« Quitte à avoir un p.v plein pot, autant profiter du prix de gros. Continuons donc à contrôler vos sourires, avec mon fidèle gueulophone ! »

Les gens se marrent franchement, un vrai feu d’artifice. Le deuxième Dupont sort de sa retraite pour m’ordonner de les suivre à la prochaine station, Place Clichy. - « J’aimerais connaître le motif pour lequel je dois vous suivre ? ».

Il rétorque « Trouble de l’ordre public, vous embêtez les passagers ! ».  Hilares, les spectateurs s’éclaffent de plus belle, leur lançant au passage -« Arrêtez ça, lui au moins, il nous fait rire ! ».

Voyant le public adhérant à ma cause, je lance –« habituellement je fais applaudir pour le sourire des enfants, petites fées ou p’tits magiciens. Le sourire des jeunes amoureux de 15 à 95 ans. Celui des futures mamans, ainsi comme vous avez pu vous en apercevoir, le sourire des hommes galants et courtois. Et là, histoire de prouver mes dires à ces Messieurs Dupond & Dupont de la bougonnerie… je vais vous demander exceptionnellement, d’applaudir à tout rompre, afin de soutenir la démarche du Contrôleur du Bonheur ! Attention, un, deux, trois… »La Magie opère et c’est un tonnerre d’applaudissements qui jaillit dans la rame ! Une pluie de p’tits bonheurs dans le regard de chacun, tous âges et looks confondus. Parmi tous ces sourires que je croise l’espace d’une demi-seconde, je vois un joyeux quinqua en costard/cravate coinçant son journal entre les dents, pour avoir la liberté d’applaudir.

-« Alors, vous voyez bien messieurs ! S’il s’agissait d’élections vous seriez battus à plate couture »

Pour toute réponse, je n’obtiens qu’un grommèlement avec un « Ouais, c’est ça, nous aussi on applaudit » avec une mauvaise foi patentée.

En arrivant Place Clichy, la porte s’ouvre à peine qu’un des fameux Dupont me donne une tape violente dans le dos, m’exhortant d’avancer.

Je me retourne, lançant –« Hé, on ne touche pas !

À peine mon premier pied posé sur le quai, l’autre sbire, pensant être à l’abri de tout témoin éventuel, passe du vouvoiement au tutoiement de manière singulière, avec un -« Tu vas voir ta gueule, à te foutre de nous ! ».

Mauvais calcul de sa part… si c’est comme ça, je fais marche arrière !  Et je joins le geste à la pensée.

-« Vous avez vu et entendu ? De beaux cas de sarkozyte aiguë ! Non seulement ces Messieurs font montre de vulgarité exacerbée, mais également de violence. Cette vulgarité-là est l’arme des pauvres d’esprit, mais aussi l’apanage de notre « bon Roitelet Nicolas Talonnettes » qui fait dans la dentelle…comme tout le monde le sait !

Au même instant sur le quai, j’entrevois très rapidement un groupe de jeunes femmes fondre sur eux en les encerclant.

Les portes de la rame se referment avec moi à l’intérieur. Je leur fais un grand sourire et un signe de la main en guise « d’au revoir », le tout avec ironie. En retour, ils me montrent le poing, et l’index traçant un cercle dans l’air, qui signifie « on se retrouvera ! »

Certains tiennent à me féliciter pour mon « contrôle de l ‘humeur ». D’une voix émue, je remercie tous ceux qui m’ont soutenu face à ces mauvais esprits.

Cela m’a fait si chaud au cœur de voir tous ces inconnus, tous ces « Adeptes de la Bonne Humeur » prendre ma défense!

Une fois encore, cela prouve que l’on ne vit pas dans un monde dominé uniquement par l’individualisme. L’effet boomerang du sourire existe bel et bien…!

N.B Heureusement, les rapports avec les « autorités » (flics, contrôleurs, agents de sécurité etc.) même de manière « officieuse » sont la plupart du temps très sympathiques, car ils ne manquent pas d’humour…j’en profite pour leur adresser un sourire-spécial dédicace…

 

Sourirement vôtre

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25 novembre 2011

LA CITROUILLES ET LE FANTÔME ...

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Kelyan, 7 ans, un beau sourire de p'tit magicien, avec un coeur gros comme ça! Sourire complice avec sa maman, il me rappelle pour m'offrir ce dessin, m'expliquant qui sont les personnages dans ce décor d'Halloween. En plus, il me l'a signé. Sympa, non?

Sourirement votre

 

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14 novembre 2011

D'UTILITÉ PUBLIQUE

   Je me souviens d’un môme âgé d’une dizaine d’années me disant – « Dites Monsieur, c’est quand même triste d’avoir besoin d’un contrôleur du bonheur ! » Je l’avais alors surnommé le « p’tit philosophe en herbe »…

   Il n’avait pas tort le gamin, loin de là !

   Voici l’histoire d’un contrôle de l’humeur parmi tant d’autres.

   Ligne 3, direction Gallieni. Au delà des clivages, et du pseudo fossé des générations, chacun avait un besoin de relâcher la pression, et de se marrer. Donc une douce euphorie planait jusqu’à l’arrivée d’un bonhomme qui s’est mis à m’invectiver directement.

   Comme d’habitude ce type d’individu ne voit pas à quel point il sert ma cause, et devient le partenaire idéal de mes sketches…malgré lui !

   Dans sa diatribe, il me sert un : –« pauvre type !». En guise de répartie je retourne mes poches, rétorquant : -« Effectivement, pauvre je suis ! ». Puis me retournant vers les dames et les priant de m’excuser par avance de mon élan de vulgarité, je mets la main sur le « paquet », (appelé plus communément les parties génitales) et continue en déclarant solennellement, et non sans fierté - « Un type, je suis ! » et j’ajoute –« Voyez-vous, cher Monsieur, je préfère être  un pauvre type …  qui fait sourire, voire rire, son entourage.  Plutôt qu’un triste sire qui est un poids pour son entourage. Encore faut-il avoir un entourage ! » Mon uppercut verbal fît mal, et déclencha l’hilarité générale.

   Quelques minutes nous séparaient de la station suivante. Notre cas de bougonnerie essaya de s’en sortir vainement, me lançant quelques maigres insultes, ou me traitant de « démago ». Visiblement, il n’en connaissait pas la signification !

   Arrivé à la station, notre individu nauséabond s’empresse de descendre pour changer de rame. Les témoins de la scène m’applaudissaient et lancèrent chaleureusement des « bravos ». Une mamie me dit –« Bravo ! Vous êtes un baladin, on a besoin de gens comme vous … ».

Finalement, contrôleur du bonheur, n’est-ce pas une  profession d’utilité publique ?

 

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Posté par Le controleur à 01:18 - - Commentaires [3] - Permalien [#]



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