*** Le contrôleur du Bonheur***

28 décembre 2011

"DUPOND & DUPONT "OU DU RIFIFI SUR LA LIGNE...

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Sur le coup des 13h, on peut s’attendre à ce que la rame soit archi bondée sur cette fameuse ligne 2.

Nous étions donc partis pour un voyage genre « transport de sardines ».

Dans ces cas-là, au lieu de commencer par le rituel –« Mesdames, Messieurs, bonjour, Contrôleur du Bonheur » etc., j’opte pour ma nouvelle tactique: miser sur la courtoisie, en lançant d’une voix distincte -« Petit message de votre Contrôleur du Bonheur, à l’attention des Messieurs: -« Messieurs, histoire de prouver qu’à Sarkoland la courtoisie et la galanterie ne sont pas tout à faits mortes, je vous invite à vous lever, afin de laisser les places assises aux dames. Messieurs, à vous d’jouer ! ».Émanant de la gent féminine des rires fusent…Normalement, si un premier candidat à la galanterie, se leve aussi sec et propose sa place assise, on l’applaudit chaleureusement. Et ainsi de suite pour le deuxième, troisième, voire le quatrième…mais s’il s’agit d’un bonhomme libérant une place parce qu’il descend à la prochaine station, là, je signale –« Non, lui, ce n’est pas la peine, il aurait pu se lever avant ! ». Généralement ça continue de rigoler, et une complicité naît entre les passagers, exception faite aux cas de bougonnerie.

Si aucun homme ne fait preuve de courtoisie je lance au appel aux femmes de la manière suivante –« Mesdames, puisque ces Messieurs ne semble pas obtempérer, je vous propose de manifester votre mécontentement en poussant un gros « Ouh! ». Les dames assises, vous pouvez participer par solidarité pour vos consœurs debout ! Les Messieurs debout également, parité oblige. Ne faites pas les timides, je ne veux pas faire un bide ! Je vous rappelle que je me bats pour votre cause»  Dans le même mouvement, je commence le compte à rebours –« Un, deux, trois ! »

Mélangé aux éclats de rires, un gros « Ouh !» fuse. Propagation de bonne humeur, début de mission réussie. On s’détend malgré le stress lié aux transports en commun.

Pas loin d’une certaine forme d’extase, peu commune vu le lieu, nous étions presque tous transportés par une allégresse commune. Je dis « presque », puisque deux bonshommes se pointent  avec une mine qui ne me dit rien qui vaille.

L’un d’eux se place derrière moi, l’autre devant. Celui de devant, a un regard particulièrement sournois, bête et méchant.

Il m’exhibe son larfeuille et me colle sous le nez apparaître une sorte de carte officielle, comprenant un médaillon métallique. Cette dernière n’est même pas barrée du tricolore habituel. Ce qui ne l’empêche pas de sortir tout de go –« Police, gnagnagna, etc. ». En fait, hormis le « police », je ne comprends pas un traître mot puisqu’il marmonne entre ses dents !

Semblant content de son effet…il continue sur un -« Vous arrêtez ça tout de suite », en désignant d’un doigt vindicatif mon gueulophone.  Murmures, grondements des passagers…à ma grande surprise et satisfaction. 

Le gueulophone posé à mes pieds, j’enchaîne de plus belle sur un ton théâtral -« malheureusement ces Messieurs souhaitent me voir arrêter mon contrôle de l’humeur. Mais qu’à cela ne tienne, je peux néanmoins continuer à capela, et prouver ainsi que j’ai d’la voix sans avoir recours à mon fidèle gueulophone.

Avant de continuer plus loin ma tirade, l’un des gnomes «Dupond & Dupont RATP» m’interrompt et surenchérit –«Vous vous taisez !».

Je m’apprête à répliquer, mais mes passagers/spectateurs s’en chargent à ma place –« Mais laissez-le parler ! On a encore le droit de s’exprimer, voyons ! ».

L’ambiance est à son comble dès que je les tance –« Quitte à avoir un p.v plein pot, autant profiter du prix de gros. Continuons donc à contrôler vos sourires, avec mon fidèle gueulophone ! »

Les gens se marrent franchement, un vrai feu d’artifice. Le deuxième Dupont sort de sa retraite pour m’ordonner de les suivre à la prochaine station, Place Clichy. - « J’aimerais connaître le motif pour lequel je dois vous suivre ? ».

Il rétorque « Trouble de l’ordre public, vous embêtez les passagers ! ».  Hilares, les spectateurs s’éclaffent de plus belle, leur lançant au passage -« Arrêtez ça, lui au moins, il nous fait rire ! ».

Voyant le public adhérant à ma cause, je lance –« habituellement je fais applaudir pour le sourire des enfants, petites fées ou p’tits magiciens. Le sourire des jeunes amoureux de 15 à 95 ans. Celui des futures mamans, ainsi comme vous avez pu vous en apercevoir, le sourire des hommes galants et courtois. Et là, histoire de prouver mes dires à ces Messieurs Dupond & Dupont de la bougonnerie… je vais vous demander exceptionnellement, d’applaudir à tout rompre, afin de soutenir la démarche du Contrôleur du Bonheur ! Attention, un, deux, trois… »La Magie opère et c’est un tonnerre d’applaudissements qui jaillit dans la rame ! Une pluie de p’tits bonheurs dans le regard de chacun, tous âges et looks confondus. Parmi tous ces sourires que je croise l’espace d’une demi-seconde, je vois un joyeux quinqua en costard/cravate coinçant son journal entre les dents, pour avoir la liberté d’applaudir.

-« Alors, vous voyez bien messieurs ! S’il s’agissait d’élections vous seriez battus à plate couture »

Pour toute réponse, je n’obtiens qu’un grommèlement avec un « Ouais, c’est ça, nous aussi on applaudit » avec une mauvaise foi patentée.

En arrivant Place Clichy, la porte s’ouvre à peine qu’un des fameux Dupont me donne une tape violente dans le dos, m’exhortant d’avancer.

Je me retourne, lançant –« Hé, on ne touche pas !

À peine mon premier pied posé sur le quai, l’autre sbire, pensant être à l’abri de tout témoin éventuel, passe du vouvoiement au tutoiement de manière singulière, avec un -« Tu vas voir ta gueule, à te foutre de nous ! ».

Mauvais calcul de sa part… si c’est comme ça, je fais marche arrière !  Et je joins le geste à la pensée.

-« Vous avez vu et entendu ? De beaux cas de sarkozyte aiguë ! Non seulement ces Messieurs font montre de vulgarité exacerbée, mais également de violence. Cette vulgarité-là est l’arme des pauvres d’esprit, mais aussi l’apanage de notre « bon Roitelet Nicolas Talonnettes » qui fait dans la dentelle…comme tout le monde le sait !

Au même instant sur le quai, j’entrevois très rapidement un groupe de jeunes femmes fondre sur eux en les encerclant.

Les portes de la rame se referment avec moi à l’intérieur. Je leur fais un grand sourire et un signe de la main en guise « d’au revoir », le tout avec ironie. En retour, ils me montrent le poing, et l’index traçant un cercle dans l’air, qui signifie « on se retrouvera ! »

Certains tiennent à me féliciter pour mon « contrôle de l ‘humeur ». D’une voix émue, je remercie tous ceux qui m’ont soutenu face à ces mauvais esprits.

Cela m’a fait si chaud au cœur de voir tous ces inconnus, tous ces « Adeptes de la Bonne Humeur » prendre ma défense!

Une fois encore, cela prouve que l’on ne vit pas dans un monde dominé uniquement par l’individualisme. L’effet boomerang du sourire existe bel et bien…!

N.B Heureusement, les rapports avec les « autorités » (flics, contrôleurs, agents de sécurité etc.) même de manière « officieuse » sont la plupart du temps très sympathiques, car ils ne manquent pas d’humour…j’en profite pour leur adresser un sourire-spécial dédicace…

 

Sourirement vôtre

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25 novembre 2011

LA CITROUILLES ET LE FANTÔME ...

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Kelyan, 7 ans, un beau sourire de p'tit magicien, avec un coeur gros comme ça! Sourire complice avec sa maman, il me rappelle pour m'offrir ce dessin, m'expliquant qui sont les personnages dans ce décor d'Halloween. En plus, il me l'a signé. Sympa, non?

Sourirement votre

 

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14 novembre 2011

D'UTILITÉ PUBLIQUE

   Je me souviens d’un môme âgé d’une dizaine d’années me disant – « Dites Monsieur, c’est quand même triste d’avoir besoin d’un contrôleur du bonheur ! » Je l’avais alors surnommé le « p’tit philosophe en herbe »…

   Il n’avait pas tort le gamin, loin de là !

   Voici l’histoire d’un contrôle de l’humeur parmi tant d’autres.

   Ligne 3, direction Gallieni. Au delà des clivages, et du pseudo fossé des générations, chacun avait un besoin de relâcher la pression, et de se marrer. Donc une douce euphorie planait jusqu’à l’arrivée d’un bonhomme qui s’est mis à m’invectiver directement.

   Comme d’habitude ce type d’individu ne voit pas à quel point il sert ma cause, et devient le partenaire idéal de mes sketches…malgré lui !

   Dans sa diatribe, il me sert un : –« pauvre type !». En guise de répartie je retourne mes poches, rétorquant : -« Effectivement, pauvre je suis ! ». Puis me retournant vers les dames et les priant de m’excuser par avance de mon élan de vulgarité, je mets la main sur le « paquet », (appelé plus communément les parties génitales) et continue en déclarant solennellement, et non sans fierté - « Un type, je suis ! » et j’ajoute –« Voyez-vous, cher Monsieur, je préfère être  un pauvre type …  qui fait sourire, voire rire, son entourage.  Plutôt qu’un triste sire qui est un poids pour son entourage. Encore faut-il avoir un entourage ! » Mon uppercut verbal fît mal, et déclencha l’hilarité générale.

   Quelques minutes nous séparaient de la station suivante. Notre cas de bougonnerie essaya de s’en sortir vainement, me lançant quelques maigres insultes, ou me traitant de « démago ». Visiblement, il n’en connaissait pas la signification !

   Arrivé à la station, notre individu nauséabond s’empresse de descendre pour changer de rame. Les témoins de la scène m’applaudissaient et lancèrent chaleureusement des « bravos ». Une mamie me dit –« Bravo ! Vous êtes un baladin, on a besoin de gens comme vous … ».

Finalement, contrôleur du bonheur, n’est-ce pas une  profession d’utilité publique ?

 

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11 novembre 2011

VOUS ÊTES UNIQUE ...

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A chacun son histoire, a chaque jour son sourire ...  aujourd'hui , c'est celle de Damien & Brooklin .

Pause café rapide, sandwich avalé à la "va vite" sur le coin d'un zinc, le "Parisien" sous les yeux. Nous sommes le 27 octobre, Porte de Champerret dans le 17ième. Je passais dans le coin pour prendre des renseignements auprès du véto de la S.P.A. Un super plan cette antenne du Bvd Mallarmé, soit dit en passant. Incroyable mais vrai, mon chat, Léornard di Carpaccio, souffre de dépression nerveuse. ^mpppppppppppp£££ (désolé, il vient  justement de marcher sur mon clavier !)

Signe des temps ? En tout cas, ça la fout mal lorsqu'on est "Contrôleur du Bonheur"... j'ai du me résoudre à le soigner au Prozac* ! Sur cette affaire, je plaide "non-coupable". Ce beau rouquin angora avait déjà un "pète au casque", lorsqu'on l'a adopté, ma "Belle Ritalienne" et moi.

Je marche nez au vent, croisant et observant les gens. Trop sympa la bouille du "P'tit Clebs" sur mon bout de trottoir: un regard rigolard, plein de malice. Puisqu'il vient à ma rencontre, agitant la queue  frénétiquement fdddddddt(c'est encore mon chat !) et jappant joyeusement, du genre "j'te connais toi", je me baisse pour le caresser. Du coup, son maître, et moi, on s'adresse la parole. Une grande histoire d'amour entre ces deux-là. Elle commence à ... Brooklin ! l'ayant vu naître au sein d'une portée de cinq chiots, il me raconte qu'il est allé jusqu'à retarder son retour à Paris, afin de le ramener avec lui. Une fois embarqué, notre Brooklin à peine sevré, tel une Mama Juive, Damien est obligé de le nourrir au biberon ... dans l'avion !

MLPZAÉÉA (ça y est, il fait des majuscules maintenant !) Dans la foulée, un rien de spleen dans le sourire , il me confie brièvement son divorce; il vient de signer les papiers ce matin.

-"C'est marrant, on dirait qu'il sourit tout le temps. C'est plutôt sympa d'avoir un p'tit compagnon comme lui !".

En répartie, il me répond -"Ouais, sauf quand il vient te réveiller à six plombes du mat, avec des lèchouilles, pour qu'on s'occupe de Monsieur ..." 

Le temps d'une photo pour l'album du CdB, un dernier sourire sur un "salut" chaleureux, je traverse la rue, direction la station de métro ligne 3, là où les contrôles de l'humeur n'attendent pas!

Après mûre réflexion, j'me dis que si je suis encore Contrôleur du Bonheur aujourd'hui, c'est pour vous conter toutes ces rencontres. C'est pour tenter de prouver que l'on peut être à la fois acteur et spectateur de sa propre existence. C'est parce que un anodin, un passant dans le décor urbain, le passager d'une rame, rencontré fortuitement, a son histoire du jour ! Peut-être est-ce un moment de joie intense, ou de tristesse immense ?

Et nous tous, là dedans, n'aimerions-nous pas être plus receptifs à ce qui nous entoure, et partager ce p'tit bout d'vie ?

Sourirement vôtre

 

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* : Nos animaux de compagnies sont contaminés par nos maux. Du coup, le Prozac existe aussi pour eux !

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Recrutement de la Brigade CdB made in Belgium (2ième partie)

 

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Montrez-moi vos sourires, et vous aurez le ticket !

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Hé oui ! C'était encore l'Été, quelques beaux rayons de soleil, les bords de la Seine, avec notre équipe de charme et de choc : Leïla, ma "Super Filleule" au "Sourire Radieux",  Anna, ma "Belle Ritalienne", dite "l'Assistante Joviale". Et le benjamin de cette "Brigade CdB", Mister Kéziah, alias le "Mini CdB", ou encore  "Mister Kro-Mignon", avant tout mon p'tit fils dans la vie courante, et pour ma plus grande joie.

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Ydlis from Bruxelles, encore une ambassadrice de charme ! un vrai "Sourire de Douceur", avec du soleil plein le coeur. Encore de la famille ... (ma nièce !)

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Angie, Adeline, Mélissa, et Stéphanie sont des étudiantes liégeoises en goguette. L'esprit à la fête, elles viennent  découvrir le sourire des parisiens. Alors Mesdemoiselles au "Sourire plein de fraicheur", quel est le verdict sur cette "ville lumière" qu'est sensée être Paris ?

Sourirement vôtre

 

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27 septembre 2011

LE RECRUTEMENT DE LA BRIGADE (1ère partie) ...

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Un Mini CdB en pleine action, c'est quelque chose ! "Venez nous rejoindre !" semble nous dire notre militaire d'la joie de vivre. Si les dictateurs de la planète devaient ressembler à ce Mini CdB, j'addhère de suite !

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Bonne pioche, le Mini CdB, une rose offerte, quelques grimaces pour épater la galerie ! Voilà un nouveau duo de charme parmi les membres & sympathisants d'la Brigade du CdB : Hélène (à gauche) & Virginie (droite)

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Peut-être serez-vous  le prochain "membre" de la Brigade du CdB ?

Sourirement vôtre

 

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20 août 2011

"LIBERTÉ"...KALAMITY JANE & LES AUTRES

 

Karine avec Cac

Faidherbe-Chaligny : à la sortie du métro, trottoir d'en face, on aperçoit une petite terrasse. Quatre tables à peine, mais en se serrant bien, on peut facilement s'assoir à quinze ! Cette terrasse, ce bistrot, c'est le "Liberté". Je le fréquentais assidûment il y a dix-huit ans de , because les concerts, ainsi que ses parties chaudes de backgammon, dés claquant au fond du bac, ponctués d'un -"merde" ou d'un "malaka" si l'un des joueurs est d'origine grecque. Plus silencieusement les "Kasparov en herbe" peuvent se prendre la tête avec d'interminables parties d'échecs (j'aime ça aussi !).

Pour ce qui est des concerts, pas mal de musiciens, dont la notoriété est incontestable aujourd'hui, sont passés là dès leurs débuts. Par exemple San Severino avec son premier groupe, ou Keziah Jones alors qu'il vivait encore à Paris, et jouait dans le métro. Attitude rock alternatif, ou jazz sont la tendance du lieu. Mais de toutes façons, ça reste très éclectique, baignant avant tout, dans une ambiance de franche convivialité. Passant devant la terrasse, je vois CaK (diminutif de CaKtus ?) et vu sa trogne coiffée d'une casquette, je lui demande si il est partant pour un portrait, afin d'étoffer ma galerie des "Membres et Sympathisants de la Brigade du CdB".

-"Pas d'problème" me répond le bonhomme, discutant avec Karine, alias "Sourire Kalamity Jane". Elle est la digne incarnation de cette " passionaria du Wild Wild West". Un regard perçant, toujours bienveillant, doublé d'un "Sourire Lumineux". Mais attention, faut pas lui marcher sur ces bottes ! Cette "Pistolera de la Bonne Humeur" est la patronne du lieu.

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Pourquoi pas un "contrôle de l'humeur" ici, à même le bitume ? me propose Karine, notre hotesse du lieu. Il fait beau, le soleil est à son zénith, j'me décide aussi sec.  Le temps d'ouvrir ma besace et d'en sortir mon fidèle gueulophone :

- "Mesdames, Messieurs bonjour, Contrôleur du Bonheur,  veuillez me présenter vos sourires...". Tout en contrôlant le sourire des clients attablés, j'interpelle passants et badauds. Tout à coup je sens une présence au dessus de ma tête ! Comme au bon vieux temps des chanteurs de rues, rémouleurs, et autres vendeurs ambulants...les fenêtres sont grandes ouvertes. Des rires fusent de partout, tandis que des pièces de monnaies se mettent à pleuvoir. Tonnerre d'applaudissements et argent comptant plein la casquette. -"Tu bois un coup ?" me lance la "Boss".

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Avant de plonger vers le zinc, je m'avance contrôler le "Sourire Un Rien de Spleen" de Gaël. Son bras plâtré et la béquille de circonstance pour soutenir une jambe défaillante, sont le douloureux souvenir d'une mauvaise chute. Il me raconte une maigre partie de sa "life". Celle d'un journaliste/écrivain échoué sur la banquise urbaine. Un peu de "la loose", pour cause de maladie irrémédiable ... Avec l'hépatite comme compagne au quotidien, on le serait à moins ! Une aubaine pour lui : ce troquet  est rempli de potes qui ne le laisseront jamais tomber !

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Maintenant les clients du bar : Emmanuel, j'te présente "Manu"... "Sourire Rebelle" à l'appui. Artiste alternatif, graphiste et pleins d'autres cordes à son arc, il ne répond qu'à l'authenticité !

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ÉriK, alias le "Sourire Bruce Willis...en plus romantik". Mais on pourrait tout aussi bien le surnommer le  "Sourire du Barman Rebelle" ! l'humeur de joyeux drille, gentil sans être affable pour autant. Pistolero de la pompe à bière qu'il manie avec dextérité  pour servir une p'tite mousse. Il assure tout autant aux commandes qui fusent de toutes part, sans jamais se départir de son sourire, et de son humour.

Gill & Hélène

La "Belle Hélène", sourire ensoleillé à souhait. Ancienne du quartier, elle a décidé d'immigrer vers des contrées plus chaudes...le Sud de la France. Bien lui en prit, puisqu'elle a rencontré celui qui lui réchauffe le coeur au quotidien, Gill, son CdB perso. Un p'tit pélerinage s'imposait pour son passage à Paname ! D'où sa présence dans ce quartier, et plus particulièrement ici, dans c'te bistrot "La Liberté"... Un beau contrôle d'amoureux  au" sourire collé-serré". Quelques bières, quelques mots sympathiques échangés. Encore une nouvelle amitié en vue !

Pauline Raphael Julie

Sur le trottoir, Pauline et Raphaël, "Sourire de Contestataires", mais "bons vivants" et fêtards avant tout ! De nouveaux membres de la Brigade du CdB ? C'est fort probable ...

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"Vive le Quebec libre !"... Pour sourire, rire, faire la fête en général, nos amis de Montreal ne sont pas les derniers. Une fois passés ici, eux aussi deviennent des aficianados du lieux ! "Vive le Liberté"...

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Un "Sourire Romantik Doux Rêveur" ? Un "Sourire Philosophe" qui mord la vie à pleines dents ? Ou celui d'un aventurier urbain ? De la retenue, de la douceur, tout y est ! Maintenant à vous de choisir de quel type de sourire il s'agit ?

Florie Antoine

Un p'tit air espiègle, Florie, ou le "Sourire Mutin"... Antoine, barbu, c'est pas mal non plus ! Bienveillant, complice. On voit derrière ce regard, un sac à malices... de la gentille malice, of course !

Bon, là, on a fait "le tour du proprio", comme on dit si bien. Alors à de prochains sourires en pagaille !

Sourirement vôtre


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30 juillet 2011

LA CORDE AU COU ...

Photo047De nouveau à bord de mon bus préférée, le 286 à Fresnes ! Vous souvenez-vous de ma rencontre avec Pascal, le chauffeur, lui aussi un chouïa Contrôleur du Bonheur, à sa façon ?

Plus récemment, c'était un p'tit clin d'oeil avec des voeux de "Bonheur" à l'attention de David, sur le point de devenir Papa !

Aujourd'hui, notre chauffeur, Matthieu, a mille et une raisons de sourire : il se marie avec sa "Belle Lucie" ! Ben oui, il est sur le point de devenir le CdB perso de sa Lucie. De "contrôler" son sourire au quotidien, de la séduire chaque jour. En une phrase : de construire son Bonheur !

Après avoir fait cette photo, arrivé au terminus, Matthieu est parti faire sa pause. Lors de son retour, une fois installé derrière son volant, à sa grande surprise je suis revenu avec mon "gueulophone" en main.  J'ai enchaîné directement mon petit speech de présentation, avec une mention toute spéciale à son attention. -"Une fois n'est pas coutume, aujourd'hui c'est dans ce bus que débute mon premier contrôle de l'humeur. Et surtout je voudrais vous faire part du futur mariage de notre super chauffeur, particulièrement souriant" ...

 J'ai continué en demandant de l'applaudir avec moi, -"Sachez que je ne veux pas de mollassons, ou de tires-aux-flanc. Ne vous inquiètez pas, applaudir ne tue pas ! Je l'ai souvent pratiqué sur la ligne B, on a jamais déploré un mort, bien au contraire, on ne se sent que plus en vie"...

Applaudissements chaleureux de tout le bus, sans exception (une bonne vingtaine de personnes). Suivi d'un -"étant donné que j'ai les instruments pour. Est-ce que vous me permettez d'être votre porte-voix afin de souhaiter à Matthieu et sa belle, tous nos voeux de Bonheur ?". Les passagers lancèrent à l'unanimité -"Ouais !". Je surenchéris avec -"je n'ai rien entendu !", et tous lâchent un nouveau cri à l'unisson.

Allez, Matthieu, bonne route sur le chemin du Bonheur avec ta "Belle Lucie" !

Sourirement vôtre

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21 juillet 2011

SOURIRE DE SÉDUCTEUR

Michael un Sourire Collègue et voisin

En bas de chez moi, je croise Michaël, un voisin, accompagné d'une ravissante femme, sourire gracieux et discret, au charme oriental. ainsi que son petit garçon au sourire sage . Avec son sourire de gentil séducteur, légèrement carnassier, il est toujours de bonne humeur. Oui, c'est vrai, je ne l'ai jamais vu "atteint de bougonnerie". Son sourire est toujours ponctué d'un -"salut" sympa et chaleureux. Comme je le vois coiffé d'une casquette pour la première fois, je saute alors sur l'occasion. -"Je peux te tirer le portrait pour ma galerie des Sympathisants & Membres de la Brigade du CdB ?". Pas de problème, il se prête même à l'excercice avec un réel plaisir, conscient de son charme. -"Justement je me la suis achetée hier !"

Portable en main, "clic-clac". Photo prise. La barrière de la résidence se lève, tout le monde en voiture. Ils partent vers le parc d'attraction. Moi, je monte vers mon home, sweet some, d'un pas tranquille. En haut, au 5ième étage, ma "Belle Ritalienne" et le "Mini CdB" m'attendent... ça c'est le Bonheur en majuscule, et en toute simplicité !

Sourirement vôtre

 

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14 juillet 2011

Sans contre-façon ...

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Je suis content d'avoir été filmé par Joanna Quélen , jeune journaliste au "Sourire Pétillant", et irrémédiablement positive dans sa démarche. J'espère que vous aussi apprécierez cette petite immersion, en nous accompagnant pour un "contrôle de l'humeur", depuis le bitume de la rue Lepic (18ième arr.),et continuant au sein du réseau de notre fameux underground parisien, alias "Le Ventre de La Bête".

Quel est le moteur principal du CdB d'après vous ? Aussi désuet que cela puisse paraître pour certains, c'est tout simplement le bien-être des autres ... Soigner, apaiser, bannir la souffrance, l'ennui, les soucis, et les tracas quotidiens. L'espace de quelques instants, quelques minutes, pourtant si précieuses à chacun. Le temps d'un trajet, ou d'un passage éclair sur le bitume. Et bien sûr célébrer l'Amour en majuscule, ainsi que la beauté des choses. Une vision bien simpliste, voire utopiste, me direz-vous ? Mais le Bonheur n'est-il pas tout simple, lui aussi ? Je préfère de loin cette simplicité, dans la masse, à la "philosophie de salon" comme je me plaît à la nommer.

Gamin de dix-huit balais, je trouvais qu'un ouvrier à la chaîne était souvent bien plus philosophe qu'un de ces pseudo intellos roi de la masturbation mentale. Bon, évidemment, il y avait la rage, la rébellion, et la jeunesse, résonnant aux travers de mes propos quelque peu maladroits. Mais dans le fond, ça n'a pas changé...ou  plutôt si ! juste la forme pour l'exprimer ! Un vieux dicton hébreu dit : "lorsque tu sauves une personne, tu sauves l'humanité entière". C'est assez vrai, et aussi vrai pour soi que l'on sauve ...

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Sourirement   vôtre

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